Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ Monté sur un char, j’allais à Trézène chercher un asile auprès de Pitthée, et déjà je touchais aux rivages de Corinthe : soudain la mer se soulève ; une masse d’eau effroyable, une montagne humide, se gonfle en mugissant ; elle s’ouvre et vomit, parmi les vagues écumantes, un monstre armé de cornes ; sa vaste poitrine se dresse au-dessus des flots ; l’onde jaillit de ses naseaux et de sa large gueule. Au milieu de mes compagnons épouvantés, seul, tout entier à la douleur de l’exil, je reste sans effroi. ”
