Hoffmann

Élements biographiques

Hoffmann,  Phèdre1786

“ OENONE. Le calme renaîtra :
PHEDRE. Du calme ! chère Oenone,
Il n'en est plus pour moi que sur les sombres bords. [65]
OENONE. Ne cesserez-vous pas de répandre des larmes ?
La gloire d'un époux, l'amour d'un peuple heureux,
Tout doit suspendre vos alarmes.
PHEDRE. Les plaisirs de la terre ont-ils assez de charmes
Pour apaiser les maux qui nous viennent des Dieux ? [70]
OENONE., à la statue de Vénus. Reine de Gnide, âme de la nature,
Change en un doux repos les tourments qu'elle endure.
On brûle l'encens, on fait les cérémonies religieuses, et on chante l'hymne à Vénus.
”
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Hoffmann,  Phèdre1786

“ On ne hait pas toujours l'objet que l'on évite.
Puisse tous les tourments que je vous ai causés
Par l'amour le plus tendre être tous effacés !
Connaissez le dessein qu'un Dieu puissant m'inspire,
En vain de vos aïeux on vous ravit l'empire, [390]
Je prétends réformer une odieuse loi ;
C'est vous, Seigneur, c'est vous, que j'ai choisi pour roi.
HIPPOLITE Quel Dieu vous intéresse au fils d'une étrangère.
PHEDRE. On peut aimer, Seigneur, sans être mère.
HIPPOLITE Eh ! Quoi ! Je ravirais la couronne à mon frère ? [395]
PHEDRE. Il sera votre fils
”
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Hoffmann,  Phèdre1786

“ OENONE. Ne craignez rien, votre puissance est sûre, [300]
Votre fils est nommé d'une commune voix.
PHEDRE. Et qu'a dit Hippolite en recevant un maître ?
OENONE. S'il regrette l'Empire, il n'en fait rien connaître;
Quand il a su qu'à votre fils
Tous les États étaient soumis, [305]
Il n'a point murmuré. Dans sa douleur profonde,
La mort seule d'un père occupe ses esprits ;
Il semble oublier tout le monde,
Pour ne songer qu'à son malheur.
PHEDRE. Et j'irais porter la fureur [310]
Dans cette âme innocente et pure !
OENONE. Le doux accent de la nature
Est encore muet dans son cœur.
”
Source : Wikisource

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