Henry Letellier

Résumé

Henry Letellier À travers mon jardin (1881)

Hiver, sois-nous clément ! - Sous l'aile de la mère, Cet enfant deviendra l'aurore des beaux jours.
Le soir d'un beau jour, ah ! c'est notre bon grand'père.
Ce sage oublie l'âge. en s'oubliant toujours.
L'hiver est froid au cœur qui n'a plus de conscience.
Soleil, tu ne pourras ranimer ses esprits, Même émailler son cœur. des fleurs de l'espérance ; Ses printemps, ses étés, sont des hivers maudits !
Quittez le deuil ! amis, la France est encore belle !
Assez d'hivers. Dieu peut créer en un moment Une Jérusalem nouvelle. L'hirondelle Sait de tous les hivers faire un heureux printemps.
Source : Gallica

Henry Letellier À travers mon jardin (1881)

Aussi, sans effort de volonté, je trouve chez toi le calme du cœur, le repos dans l'étude et la méditation. Éloignez-vous, passions qui immolez tant de jours, mais ici bien remplis.
Avec toi, ni exil ni solitude : cette horloge des siècles, le soleil ! tu souris à ses premiers rayons.
Les mauvaises saisons passent si vite chez toi, que tu me les fais oublier. Tu m'octroies le contentement de la bonne conscience, cette révélation de l'âme. Heureux l'homme qui n'a point d'histoire, qui attend, sans médire ni
maudire, l'heure du long sommeil après œuvre morale.
Source : Gallica

Henry Letellier À travers mon jardin (1881)

La maladie, hélas! redoublait ses rigueurs, marchait, exerçait ses ravages. Le sentiment, en ce cœur pur et sans détours, n'eut point le temps d'éclore, la mort l'a soumis à ses lois.
Ainsi, dans les bois, meurt sans laisser de trace le chant de la fauvette.
Aux premiers jours du printemps, c'était l'anniversaire de la jeunesse, belle comme l'innocence, son âme se replia vers Dieu ! Elle parfuma le ciel.
Depuis C.l.m., Saint-Jean au Bois, Trosly, Vieux-Moulin, Pierrefonds, Croutoy, Chelles, jusqu'à Morienval et Fresnoy, on connaissait bien l'aimable fille.
Source : Gallica

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