Henry Céard,
Une Belle journée
(1881)
“ Là-haut, chez Trudon, le piano s'était tu. On n'entendait plus les bottines. M. Duhamain, toujours impassible, replia méthodiquement le XIXe Siècle et le déposa sur la table de nuit en forme de chiffonnier. Puis, après avoir éteint la lampe : — Bah, dit-il, que veux-tu, ma fille, les affaires sont les affaires. Et le ménage sans caresses, le ménage sans désirs s'assoupit doucement, mêlant ses souffles, tandis que le balancier de la pendule avec son va et vient raccourci, emplissait l'ombre de la chambre du battement continu des heures monotones. ”
