Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ Sur son léger vaisseau, Voyageait de Moka le timide arbrisseau ; Le flot tombe soudain ; Zéphir n'a plus d'haleines. Sous les feux du cancer , l'eau pure des fontaines S'épuise, et du besoin l'inexorable loi Du peu qui reste encore a mesuré l'emploi. Chacun craint d'éprouver les tourments de Tantale; De Clieux seul les défie , et d'une soif fatale Étouffant tous les jours la dévorante ardeur , Tandis qu'un ciel d'airain s'enflamme de splendeur , De l'humide aliment qu'il refuse à sa vie , Goutte à goutte il nourrit une plante chérie. ”
