Résumé

Antoine Galland De l'Origine et du progrès du café… (1836)

S'il n'y a plus de maisons de Café à Constantinople, l'on n'y prend pas pour cela moins de Café que lorsqu'elles subsistaient. Au contraire, l'on peut dire que leur suppression fait que l'on y en prend davantage. Il n'y a ni maison, ni famille , depuis la plus aisée jusqu'à la plus pauvre , non-seulement parmi les Turcs , mais encore parmi les Grecs, parmi les Arméniens et parmi les Juifs , nations qui y sont toutes très-nombreuses, où l'on n'en prenne régulièrement au moins deux fois par jour , le matin et l'après-dîner, sur les trois où quatre heures après midi.
Source : Gallica

Antoine Galland De l'Origine et du progrès du café… (1836)

Un peuple , naturellement vif et léger, dut adopter bien vite l'usage d'une boisson qui était si propre à entretenir sa gaîté ordinaire. Elle fut d'abord un objet de fantaisie ou de luxe , et elle ne tarda pas à devenir un besoin , surtout pour les riches. Le goût s'en répandit de proche en proche dans toutes les conditions et dans tous les pays. Les habitants du Nord s'y accoutumèrent ; ils préférèrent cette boisson à leurs liqueurs. Enfin toute l'Europe prit du Café.
Source : Gallica

Antoine Galland De l'Origine et du progrès du café… (1836)

Chacun a son goût ; mais je me trouve bien de celui des Turcs et des autres Orientaux, qui le prennent aussi chaud qu'on peut le prendre , et je doute qu'en cela mon goût doive le céder aux autres. Sans en chercher d'autres raisons , après l'exemple de ceux qui nous ont appris à le prendre , il est certain que le Café bien chaud fait tout un autre effet que le Café qui n'est que tiède.
Il y a des Turcs qui tiennent leurs tasses dans de petits vases d'argent qui environnent seulement le bas de la tasse ; mais il n'y a que les plus délicats et les plus riches qui s'en servent.
Source : Gallica

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