Résumé

Auguste Pelletier Le thé et le chocolat dans l'alimentation publique… (1861)

L'inquisition et
le fatalisme ont sur les peuples les mêmes effets; avec la liberté, ils tuent l'initiative et l'espérance; ils n'ont pas besoin d'une alimentation énervante pour endormir les nations du sommeil de la décrépitude ; dans ces magnifiques réveils qu'a su trouver l'Espagnol lorsque les mots de patrie, d'indépendance, de guerre ont frappé ses oreilles, la sauvage énergie qui le fit qualifier d'indomptable, accuse peu le chocolat, et quelle que soit sa sobriété, il n'eut pas conservé sa vigueur et sa beauté à travers ses misères s'il n'eût eu le cacao.
Source : Gallica

Auguste Pelletier Le thé et le chocolat dans l'alimentation publique… (1861)

La vigne nous donne l'entrain aux grandes choses, la gaîté, l'insouciance du danger et l'oubli du chagrin ; fait
palpiter plus vite nos veines, lorsque dans les airs passent des mots de liberté, de gloire et de guerre. La vigne fut pour la vieille France le cacao, le café et le thé ; elle peut bien leur faire, en aînée généreuse, place sur la table et dans nos tasses; mais elle restera, Dieu merci! malgré l'oïdium, la spéculation et le coulage, la boisson nationale; un verre plein de la liqueur vermeille réjouira toujours le repas du vieux Gaulois.
Source : Gallica

Auguste Pelletier Le thé et le chocolat dans l'alimentation publique… (1861)

Le café, dont nous n'avons pu-traiter d'une manière spéciale, dispute au chocolat et au thé le premier rang parmi les aliments aromatiques, et il l'occupe dans la consommation publique. Il possède une action nutritive réelle, dégage le cerveau, rend l'esprit net, la pensée abondante, et nous donne par son action nerveuse cette netteté de conception, cette rapidité de décision, cette activité si nécessaire à l'homme civilisé pour lutter dans les épreuves de la vie ; il combat le sommeil et permet le travail, seule arme contre la misère.
Source : Gallica

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