Résumé

M. Payen De l’Alimentation publique. — Le Cacao et le Chocolat

On reconnaît que le cacao est assez sec lorsque l’arille qui enveloppe ses graines est devenue friable entre les doigts, et que, mis en tas, il ne s’échauffe plus spontanément ou ne subit plus de fermentation sensible. Il est rare néanmoins (si l’on excepte Caracas) que dans ces exploitations on pousse au degré utile la dessiccation, soit que l’on manque de moyens efficaces et rapides, soit que l’on craigne de trop amoindrir le poids du produit, et cependant l’espérance à laquelle on s’abandonne dans ce dernier cas est presque toujours trompeuse.
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M. Payen De l’Alimentation publique. — Le Cacao et le Chocolat

L’origine de la culture du cacao se perd dans la nuit des temps, on peut le dire sans exagération, car à l’époque de la conquête du Nouveau-Monde les Espagnols trouvèrent l’usage du chocolat répandu parmi les populations qu’ils allaient combattre ; ils reconnurent, non sans surprise, que le cacao formait la base principale de la nourriture des indigènes, dont l’embonpoint, le teint florissant, annonçaient une vigoureuse santé.
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M. Payen De l’Alimentation publique. — Le Cacao et le Chocolat

Qui ne sait encore que ce produit est un aliment substantiel en toutes circonstances, capable d’apaiser la faim et de soutenir les forces durant les voyages et les fatigans exercices de la chasse, aliment complet et même trop substantiel parfois pour certaines organisations débiles ? Longtemps avant que la préparation du chocolat fût arrivée au degré, de perfection que l’on connaît aujourd’hui, on avait en diverses occasions vanté, célébré même les qualités agréables et les propriétés nutritives si généralement appréciées aujourd’hui de cette substance alimentaire.
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