Louise Bourbonnaud

Élements biographiques

Portrait de Louise Bourbonnaud Louise Bourbonnaud,  Les Indes et l'Extrême-Orient, impressions de voyage d'une Parisienne…

“ Par exemple, celui qui, en général, tire le plus clair profit de tout ce trafic, c'est toujours le même, c'est le Chinois, que l'on a si bien appelé le juif de l'Orient ; il y a certes d'importantes maisons européennes et américaines représentées à Singapour, mais l'intermédiaire obligé est toujours et partout ce gros céleste qui va silencieusement sur ses épaisses semelles de feutre, qui vous regarde de ses deux petits-yeux bridés à travers ses grosses lunettes rondes, qui agite négligemment son éventail et s'abrite sous son parasol de soie ou de papier huilé. ”
Source : Gallica

Portrait de Louise Bourbonnaud Louise Bourbonnaud,  Les Indes et l'Extrême-Orient, impressions de voyage d'une Parisienne…

“ Rizières et bouquets d'arbres se succèdent et réjouissent la vue ; la rivière est couverte d'embarcations indigènes au milieu desquelles le paquebot s'avance majestueusement, comme un géant parmi les pygmées.
Que c'est beau ! Je ne me lasse pas d'admirer ! Et cela d'autant plus que je pense que ce magnifique pays est à nous, que c'est un coin de ma chère France où je vais m'arrèter pendant quelque temps, au milieu de compatriotes. La plupart des passagers sont sur le pont, regardant et admirant comme moi. Il y a là justement un Prussien qui fume une grande pipe.
”
Source : Gallica

Portrait de Louise Bourbonnaud Louise Bourbonnaud,  Les Indes et l'Extrême-Orient, impressions de voyage d'une Parisienne…

“ J'emporte de ma soirée dans les théâtres de Cholon le meilleur souvenir dont je suis redevable à mon aimable et complaisant cicerone.
Au moment de rentrer en ville, la lune n'est pas encore levée ou bien le temps est couvert. Toujours est-il qu'en sortant des rues brillamment illuminées nous nous trouvons tout à coup dans un endroit noir comme un four. Le cocher ne s'y reconnaît plus du tout et un peu plus nous allions tous, équipage et voyageurs, prendre un bain dans l'arroyo ou dans un canal quelconque; nous nous sommes, par bonheur, arrêtés à temps.
”
Source : Gallica

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