Résumé

Armand Demanet Mémoire sur l'architecture des églises… (1862)

Il en est de même d'un architecte : qu'il fasse du style ogival ou plein-cintre, du gothique ou de la renaissance, s il ne fait que reproduire fidèlement les œuvres de ses devanciers.
Les gothiques ne se copiaient pas ; au contraire, tous leurs efforts tendaient à créer, pour chaque nouvel édifice, des formes neuves et originales. Quelle immense variété de dessins ne nous ont-ils pas léguée dans leurs roses et leurs fenêtres, dans l'intersection des nervures, dans les chapiteaux, les bases des colonnes, les tympans des portails, les frontons, et jusque dans les moindres détails?
Source : Gallica

Armand Demanet Mémoire sur l'architecture des églises… (1862)

Cet élément d'effet, c'est la grandeur de l'édifice; rien ne frappe l'esprit comme la vaste étendue d'un monument ; rien ne porte autant à la méditation peut-être. C'est en mesurant du regard l'immense distance qui sépare sa tête de la voûte ou du toit qui l'abrite que lhomme sent combien il est petit.
L'audace de ses semblables qui ont osé, en amoncelant pierre sur pierre, s'élever à de telles hauteurs, puis jeter, sur le vide béant, des voûtes ou des charpentes, lui paraît alors merveilleuse
Source : Gallica

Armand Demanet Mémoire sur l'architecture des églises… (1862)

La peinture ne produisait plus que d'imparfaites et grossières ébauches; mais les Byzantins y suppléèrent heureusement, au moyen d'un art qui florissait chez eux, et qui leur fournit les éléments d'une décoration aussi durable que brillante, et qui bientôt envahit toutes les parties de l'édifice. Les coupoles aussi bien que les murs, les arcades, les piliers, et jusqu'aux objets mobiliers du culte se couvrirent de riches mosaïques dans lesquelles l'émail, le jaspe, le porphyre et les marbres les plus précieux reproduisaient de pieuses allégories ou des faits de l'histoire sacrée.
Source : Gallica

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