Résumé

Ferdinand Donnet Monographie de l'église primatiale de Saint-André (1851)

Il est certain que, lorsque l'étranger parcourt les alentours du grand édifice religieux d'une des plus belles villes de France, il doit être surpris de l'état d'ignoble abandon où l'on a laissé si longtemps ce riche fleuron de la couronne monumentale de Bordeaux ; il doit souffrir de ces clochetons à demi abattus, de ces gargouilles mal entretenues. L'herbe croit partout au chevet de l'Église, il semble que la nature vienne mêler sa flore vivante à la flore murale sortie du ciseau du sculpteur au XIVe siècle.
Source : Gallica

Ferdinand Donnet Monographie de l'église primatiale de Saint-André (1851)

Un monument dont on était convenu de ne parler jamais; que les archéologues étrangers visitent peu, par conséquent qu'ils ne citent pas, est l'église métropolitaine de Saint-André de Bordeaux. Elle a beau projeter dans le ciel deux des aiguilles les plus élancées que l'art ogival ait conçues, sœurs jumelles, non pas de deux styles, comme celles de Chartres, mais d'une rigoureuse ressemblance, élevées simultanément; en vain offre-t-elle aux regards de l'investigateur la plus large nef que des nervures ogivales aient recouverte de leur gracieux réseau
Source : Gallica

Ferdinand Donnet Monographie de l'église primatiale de Saint-André (1851)

Les deux flèches jumelles sont d'une parfaite ressemblance. Elles reposent sur deux tours carrées qui flanquent le portail du nord et lui servent d'encadrement. Un dessin seul peut donner l'idée de la prodigieuse légèreté de ces obélisques aériens.
De même que Saint-André présente la plus large nef ogivale connue , de même ses deux flèches latérales sont les plus étroites en diamètre à la base, dans son rapport avec la hauteur, que l'art ogival ait produites. L'opinion vulgaire est que, dans les grandes tempêtes, on les voit osciller.
Source : Gallica

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