Georges Chenesseau

Résumé

Georges Chenesseau L'église Saint-Euverte d'Orléans (1932)

Un des aspects les plus flatteurs de la ville d'Orléans est celui qu'elle présente, au nord-est, près de l'abside de l'ancienne église abbatiale de Saint-Euverte. Il a bien des fois tenté le crayon ou le pinceau des artistes. La masse du vieil édifice, terminée par le dôme de son clocher, tient le premier plan d'une longue perspective que les arbres du boulevard jalonnent de leurs troncs majestueux. Les hautes branches tracent dans le ciel de vigoureuses arabesques, tandis qu'au fond du tableau apparaît la silhouette du chevet et des tours de Sainte-Croix.
Source : Gallica

Georges Chenesseau L'église Saint-Euverte d'Orléans (1932)

Un lanternon qu'on devait mettre sur le dôme ne fut pas réalisé. A l'époque où cette construction était exécutée par les maîtres maçons habituels du chantier de Sainte-Croix (1669-1694) , on voyait souvent à Orléans les architectes du roi, qui dressaient pour la cathédrale elle-même des projets de dômes. C'était la mode du moment : sans quoi l'on aurait sans doute terminé la tour de Saint-Euverte en style pseudo-gothique.
L'art classique s'affirma, à l'intérieur même de l'église, par des pièces de mobilier aujourd'hui disparues.
Source : Gallica

Georges Chenesseau L'église Saint-Euverte d'Orléans (1932)

Il faut souhaiter que l'avenir ne réserve plus, à la vénérable église, que les heureux effets de la paix, de la tolérance, de la prospérité et du bon goût. Elle a tant pâti des maux contraires! Un programme devrait être élaboré pour l'achèvement de la restauration architecturale : il reste à réparer le clocher, à rétablir les remplages de la plupart des fenêtres, à restituer les clochetons et les arcatures sur les contreforts.
Source : Gallica

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