Jules Claretie,
La France envahie (juillet à septembre 1870…
(1871)
“ Au moment où je m'éloigne, un général passe, et, soudain, en l'apercevant, une sorte de confiance immédiate renaît. On sent que ce chef a sur ses soldats l'influence grande que donne le charme. C'est le général Clinchant. Il dit quelques mots aux grenadiers qui l'entourent, et, d'un coup d'éperon, enlève son cheval qui part au galop. Un escadron de lanciers le suit. Les lances droites, au trot des chevaux, oscillent et se courbent comme un champ-d'épis sous le vent. On ne se battra pas ce matin. L'ennemi est loin. Les bataillons mettent leurs armes en faisceaux et vont à leurs gamelles ”
