Louis Rossel

Louis Rossel

Résumé

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel,  Les derniers jours de Metz (1871)

“ Les officiers se groupent, on forme un cercle; le colonel répète en balbutiant qu'il n'y a rien à faire, qu'on rend les armes, que tout est fini. La séance devient tumultueuse, on parle d'aller à l'arsenal reprendre les drapeaux, on parle d'aller exécuter Bazaine.
Tout à coup surgit au milieu de la foule le même carabinier que j'avais vu au cercle l'avant-veille, toujours aussi animé, et toujours aussi brouillon; sa voix domine la tempête: « Le rappel ! le tocsin ! aux armes ! aux armes ! »
”
Source : Gallica

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel,  Les derniers jours de Metz (1871)

“ Paraissant au cercle pour la première fois, il se jette au milieu des groupes agités, composés surtout de journalistes et d'officiers de la garde nationale : « Il ne faut pas se rendre ! » crie-t-il d'une voix énergique et tremblante d'émotion. « Trente mille hommes se réuniront pour chercher à se faire jour; ils périront peut-être, mais n'importe! Les officiers prendront un fusil et feront le coup de feu. Ne fùt-on que huit ou dix, j'en serai ! Il ne faut pas se rendre! » ”
Source : Gallica

Portrait de Louis Rossel Louis Rossel,  Les derniers jours de Metz (1871)

“ Le colonel Boissonnet y parut, mais le général Clinchant attendit le résultat dans la ville.
J'ai déjà parlé du général Clinchant, ancien colonel de zouaves au Mexique; il commandait une brigade de Mexicains, le 81° et le 95e. Il se distinguait par sa simplicité, de la bravoure, et un grand éloignement pour ce confortable luxueux avec lequel presque tous nos chefs insultaient la pénurie du soldat.
Comment est-il devenu l'homme indécis qui n'a rien fait et n'a rien voulu faire ?
Boissonnet, colonel du génie, est un esprit très-fin, bienveillant, éclairé.
”
Source : Gallica

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