Louis Rossel,
Les derniers jours de Metz
(1871)
“ Les officiers se groupent, on forme un cercle; le colonel répète en balbutiant qu'il n'y a rien à faire, qu'on rend les armes, que tout est fini. La séance devient tumultueuse, on parle d'aller à l'arsenal reprendre les drapeaux, on parle d'aller exécuter Bazaine. Tout à coup surgit au milieu de la foule le même carabinier que j'avais vu au cercle l'avant-veille, toujours aussi animé, et toujours aussi brouillon; sa voix domine la tempête: « Le rappel ! le tocsin ! aux armes ! aux armes ! » ”
