Auteur : La Tour-du-Pin-Chambly

Résumé

Auteur : La Tour-du-Pin-Chambly Revue des Deux Mondes

Où donc est la « catastrophe ? » et qui l’a précipitée ? Ladmirault ou Bazaine ? Tandis que celui-ci était rentré à Plappeville, d’où n’était même pas sorti son fanion, le premier, inlassable, reformait sur le plateau ses élémens refoulés, sous la protection de ceux qui n’avaient cessé de tenir, afin d’être prêt à reprendre la lutte dès le lendemain matin [11] . C’est la mort dans l’âme qu’il se les vit enlever alors par les ordres répétés du commandant en chef, et rappeler dans l’enceinte d’où ils ne devaient plus sortir.
M. Ollivier ne s’en est pas rendu compte.
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Auteur : La Tour-du-Pin-Chambly Revue des Deux Mondes

Je n’étais pas seul à le penser : la veille, le colonel Lewal en avait dit le mot, en réponse au cri du maréchal Canrobert devant l’incroyable traversée de Metz [8] . Voici comment je m’étais exprimé : « Mon général, le pays dont je vous parle (le plateau et la vallée de l’Orne) est beau, riche, boisé ; un corps d’armée peut en manœuvrant s’y tirer d’affaire ; le vôtre a confiance en vous et vous suivra. Emmenez-le pour votre compte, parce que sans cela nous sommes tous perdus [9] . »
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Auteur : La Tour-du-Pin-Chambly Revue des Deux Mondes

On marche à son canon, on prend contact avec ses unités les plus voisines, qui sont elles-mêmes en communication avec le commandant en chef, et l’on appuie leur développement d’une manière si complète, qu’à un moment les troupes se rejoignent. — C’est là ce que M. Ollivier appelle « agir comme un commandant en chef isolé. » — A mesure que celles du 4e corps débouchent sur la ligne de bataille, elles la prolongent vers la droite, débordant ainsi jusqu’au-dessus de Mars-la-Tour le corps ennemi qui barrait la route. Il faut se bien rappeler que c’est le fait d’un seul corps d’armée ennemi.
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