Résumé

Abbé Delajoux Les ponts de Pougny et de Chancy… (1844)

Une économie de dix sous par quintal est, dans l'état actuel du commerce, un motif souvent déterminant pour prendre une route moins directe, mais aussi moins chère. Il est donc à souhaiter, non-seulement pour le commerce de Lyon à Genève, mais pour celui bien plus important de Marseille avec toute la Suisse et l'Allemagne méridionale, qu'il y ait de Lyon chez nous deux routes, afin que les frais de transport restent en harmonie avec les bas prix que le chemin de fer d'Avignon et les bateaux à vapeur doivent maintenir entre Marseille et Lyon.
Source : Gallica

Abbé Delajoux Les ponts de Pougny et de Chancy… (1844)

Eh bien ! je dis que ce patriotisme-là, c'est l'agriculture surtout qui le produit et le conserve ; elle fait plus, elle fait la fixité et la moralité des populations qui s'y livrent. Il n'y a pas de code de législation ou de morale, excepté la religion, qui contienne autant de moralisation qu'un champ qu'on possède et qu'on cultive.
La charrue, en traçant le premier sillon, a creusé les fondations de la société. Ce n'est pas seulement du blé qui sort de la terre labourée, c'est une civilisation tout entière.
Source : Gallica

Abbé Delajoux Les ponts de Pougny et de Chancy… (1844)

N'oublions pas que parmi les lois les plus invariables de l'industrie, celle qui, avant tout, dirige le commerce, c'est le bon marché, par la raison bien simple qu'il augmente les débouchés de toute nature et recule les limites du progrès.
Le gouvernement français et toutes les administrations se sont vivement occupés de toutes les questions qui se rattachent à l'objet que nous traitons; mais malheureusement les moyens proposés pour relier Lyon à Genève par un chemin de fer ou la navigation continue, offrent de telles difficultés, que l'exécution est encore dans la nuit des temps.
Source : Gallica

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