Résumé

Louis Bonnardet Chemin de fer de Paris à Marseille… (1845)

Or, ce n'est sans doute pas pour fixer à Lyon les marchandises et les marchands qu'on veut leur fournir les moyens de le traverser sans s'y arrêter.
On ne fait pas un chemin pour qu'on ne s'en serve pas ; et si on fait celui qui doit traverser Lyon pour qu'on s'en serve, c'est le faire pour qu'on nous évite, pour qu'on nous enlève ce qui nous faisait vivre, pour nous tuer.
Il me semble qu'il n'y a là, ni exagération, ni déclamation, mais tout simplement de grosses bonnes vérités qu'on a honte à dire, tant elles vont
d'elles-mêmes
Source : Gallica

Louis Bonnardet Chemin de fer de Paris à Marseille… (1845)

Et ce sont ces mille voyageurs qu'on appelle le pays, et dont l'intérêt se décore gravement du titre d'intérêt général! C'est ainsi qu'on éclipse souvent, à nos yeux, la vérité, en plaçant entre elle et nos faibles yeux, quelques-uns de ces gros mots qui ne nous imposent que parce que notre esprit paresseux n'a jamais le courage d'aller au fond des choses.
Mais quel est donc l'intérêt que peut avoir, à la traversée de Lyon, cette intéressante catégorie de touristes à laquelle on veut nous sacrifier ?
Source : Gallica

Louis Bonnardet Chemin de fer de Paris à Marseille… (1845)

Si on prend à Lyon ce qu'il a, et si on ne lui donne rien en échange, il est bien clair qu'on le ruine. Or, que peut-on lui donner en échange de son commerce, de son transit et de son entrepôt?
Bien évidemment rien, car il n'y a rien. La dépopulation est la conséquence nécessaire de l'éloignement du commerce, et la dépopulation d'une ville, c'est sa ruine. Quand les sources de la vie sont taries, il n'y a point de remède; toute espérance contraire est insensée.
Source : Gallica

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