Résumé

Le chemin de fer direct de Lyon à Bordeaux à la dernière session des conseils généraux… (1863)

C'est surtout en traversant toute la contrée qui s'étend de Pontgibaud à Tulle, qu'on comprend que la première des nécessités pour un pays, c'est d'avoir des moyens de transport faciles, tout aussi bien pour écouler ses produits que pour importer les matières qui lui sont indispensables. On répète involontairement, en les parcourant, ce vieil adage dont la sagesse est consacrée aujourd'hui plus que jamais : Tant valent les chemins, tant vaut le pays. Ce pays paraît pauvre, non point à cause de sa nature, mais bien par l'absence de tous moyens de communication.
Source : Gallica

Le chemin de fer direct de Lyon à Bordeaux à la dernière session des conseils généraux… (1863)

Les premiers besoins pour lesquels l'industrie humaine a inventé les voies ferrées, c'est le transport des marchandises lourdes et considérables dans les contrées où il n'y avait pour ces transports que les charrois à forces vives, par les chevaux ou tous autres animaux domestiques, dans les pays, par conséquent, où il n'y avait ni rivières, ni canaux. C'est ainsi que les premiers chemins de fer se sont montrés dans les mines du pays de Galles, en Angleterre, et c'est ainsi que notre premier chemin de fer français a été le chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, pour le transport des houilles.
Source : Gallica

Le chemin de fer direct de Lyon à Bordeaux à la dernière session des conseils généraux… (1863)

Si l'on jette ensuite un coup d'oeil sur les hautes montagnes du Forez que nous traversons, on est loin de trouver dans ces régions l'aspect désolé qu'on pourrait redouter sur ces plateaux culminants. De tous côtés, au contraire, on rencontre de très-beaux pâturages, et, au sommet même, les forêts de l'Hermitage, depuis Noirétable jusqu'à Ambert, offrent de magnifiques sapins, qui peuvent dédommager des frais nécessaires pour s'élever à cette hauteur. C'est un champ inépuisable pour Saint-Etienne et le bassin de la Loire, qui consomment presque autant de bois qu'ils produisent de charbon.
Source : Gallica

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