Georges Colonna Ceccaldi

Élements biographiques

Georges Colonna Ceccaldi Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'Égypte (1882)

Le génie attique, dans les œuvres de cette époque, se manifeste tout d'abord par l'adoption de ce beau style dit éginétique dont le colosse de Dali est le spécimen le plus intact qui nous soit parvenu. Les couronnes de feuilles et de narcisses, la disposition de la barbe et de la chevelure n'ont pas varié, seul le type de figure n'est plus le même. Le nez est droit et régulier, les yeux un peu relevés aux coins, l'arcade sourcilière bien dessinée; la bouche n'a plus son rictus, la physionomie est sérieuse et pleine de majesté
Source : Gallica

Georges Colonna Ceccaldi Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'Égypte (1882)

Les Égyptiens avaient fait de cette grande divinité l'incarnation de l'élément humide et par suite de la terre elle-même1, fécondée par l'inondation. Isis, pour eux, c'est tout d'abord le Delta, fils du fleuve, et en quelque sorte sorti de son sein, comme la fleur de lotus qui monte à la surface de l'eau pour recevoir les baisers du soleil. C'est l'Egypte elle-même, mère sous le contact et, pour ainsi dire, sous la caresse du Nil.
Source : Gallica

Georges Colonna Ceccaldi Monuments antiques de Chypre, de Syrie et d'Égypte (1882)

De plus, on ne lui eût pas pratiqué, au centre, un ombilic destiné, comme aux coupes de ce genre, à recevoir le doigt médius qui facilitait la préhension, assujettissait le vase dans l'inclinaison pour le déversement, et le rendait ainsi propre à un service effectif.
Votive, la patère eût été d'un travail plus soigné, d'un métal plus précieux, d'une forme plus artistique, en un mot elle eût été plus digne de figurer au trésor d'un temple.
Ce vase est donc un objet à usage.
L'ombilic est trop petit pour qu'un doigt viril puisse s'y insérer.
Source : Gallica

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