François-René Salmon

Résumé

François-René Salmon Les pélerinages de Paris (1874)

Mais ce pieux sanctuaire n'en reste pas moins tout plein des souvenirs du saint roi ; le nom de saint Louis est sur les lèvres de tous ceux qui le visitent ; sa pensée est dans tous les cœurs, et l'on se persuade aisément que, du haut des cieux, son âme plane encore sur la sainte demeure, où tant de fois elle exhala devant Dieu ses vœux et ses prières.
Entrons-y avec un sentiment de profond respect. Ce n'est pas un musée chrétien que nous allons voir ; bien que le tabernacle de Dieu y soit vide encore, c'est toujours la Sainte-Chapelle: il convient de ne pas l'oublier.
Source : Gallica

François-René Salmon Les pélerinages de Paris (1874)

Et tout ce rayonnement de la piété chrétienne envers Marie émane d'un centre unique, de ce sanctuaire si obscur naguère, que M. Des Genettes à transformé ou plutôt que Dieu a choisi et qu'il a placé au premier rang parmi les asiles de grâces et de bénédictions. C'est là vraiment que se trouve le cœur de cette circulation puissante qui se répand jusqu'aux extrémités de l'univers. Tout part de là et tout y revient. Déjà les pèlerins d'une année ne se
comptent plus par centaines de mille, mais par deux ou trois millions.
Source : Gallica

François-René Salmon Les pélerinages de Paris (1874)

Vous descendez par vingt-sept degrés dans une première salle souterraine voûtée qui sert de vestibule au sanctuaire de la crypte. A la lueur d'un très-beau lustre en bronze du temps de Louis XIII, vous reconnaîtrez qu'un goût sûr et sévère a présidé à tous les arrangements de cette première pièce. Vous ne lirez pas sans émotion le nom du prélat qui a fait pour les autres ce qu'un jour on fera pour lui, et qui, à quatre-vingts ans de distance, est allé rejoindre ceux qui ont illustré son Église, revêtu lui-même de la pourpre sanglante des confesseurs de la Foi.
Source : Gallica

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