Philippe Dufour

Élements biographiques

Philippe Dufour,  Paris pittoresque et poétique (1908)

“ Ta perspective unit dans un riant accord Ciel léger, vieux palais et verdures sereines.
Les femmes et les fleurs, tes seules souveraines, De printemps en printemps émaillent ton décor; Et tu reçois, d'un air princièrement accort, Les muses au cœur chaste et les folles sirènes.
Mais le symbole heureux de ton passé charmant C'est ce rêve d'amour, c'est l'amante et l'amant Que Polyphème guette en leur grotte enchantée.
Et ta fontaine ombreuse, où boivent les oiseaux, Garde et pour s'embellir reflète dans ses eaux Le sourire d'Acis admirant Galathée.
”
Source : Gallica

Philippe Dufour,  Paris pittoresque et poétique (1908)

“ Lorsqu'il y a péril pour tous, et pour le bien de tous, le droit de chacun ne s'appelle plus
que le devoir! La Morale et la Loi ne répugnent guère à me le rappeler, chaque fois que l'occasion s'en présente, et, ce faisant, elles font bien, puisqu'elles défendent la chose commune à tous, passés, présents, futurs, pour la sauvegarde des deux fraternités que l'on appelle la patrie et l'humanité.
Comment donc se fait-il que le législateur, si peu clément pour les licences individuelles, se montra si bénévole, si lâche, lorsqu'il eut à protéger notre patrimoine historique?
”
Source : Gallica

Philippe Dufour,  Paris pittoresque et poétique (1908)

“ L'arc et la colonnette en haute galerie, Et les deux tours que dresse un rhythme calme et sûr : Toute la cathédrale apparaît comme un pur Et sublime poème à la Vierge Marie; Le cœur de nos aïeux palpite, rêve et prie En cet hymne de pierre élancé vers l'azur.
Et lorsque dans la nef immense et solitaire L'ombre éteint le vitrail, le cierge et l'encensoir Et l'orgue, où dort le souffle orageux du mystère: Il semble qu'on entende, évoqué par le soir, Comme si le silence avait un frisson d'âme.
Le Passé qui soupire au fond de Notre-Dame.
”
Source : Gallica

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