s:fr:Renée de Brimont, Mirages
“ Il fuit, il fuit, le mystère de ta pensée, et dans ce voyage obscur et lointain j’aurais peur — ah ! j’aurais peur de te suivre ! Mais je devine la douceur des rives qui te plaisaient jadis ! Et ce matin je t’ai senti là-bas, loin — très loin... Tu ne réponds rien ? Les vieilles idoles dévident bien des songes dans nos âmes folles et nous retiennent par d’étranges liens... Je sens... je crains en toi ces idoles qui feignent d’être mortes pour mieux régner ! Tu ne réponds rien ? Leur visage est plein d’énigmes ; l’âge même, l’âge nimbe leur front d’une auréole ”
