Résumé

C. Mathieu,  Culture du caoutchouc de Para (1909)

“ Le jeune homme qui se destine au métier de planteur, fera bien, s'il a du capital, de le garder en réserve, et de se résigner à faire un apprentissage d'un an ou deux, comme employé sur une plantation déjà en marche, pour s'initier au travail. A se lancer dans une entreprise de culture de caoutchouc, ou autre, sans expérience préalable, il risquerait presque certainement d'engloutir son capital, et de se voir, un jour ou l'autre, sans un sou, obligé d'abandonner l'entreprise avant d'avoir atteint la période des récoltes ou d'emprunter, ce qui, souvent, ne vaut guère mieux. ”
Source : Gallica

C. Mathieu,  Culture du caoutchouc de Para (1909)

“ C'a toujours été une énigme, pour moi, de voir des planteurs, d'ailleurs intelligents, donner tous leurs soins à leur bétail, le loger sainement et le nourrir abondamment, tandis que leurs coolies sont laissés à croupir dans l'air empesté de bouges infects, privés de soins dans la maladie, abandonnés dans la mort. Sous un tel régime d'abandon, l'épidémie, nourrie par le désespoir, s'abat comme un miasme sur une plantation, et les coolies meurent comme des mouches, ce qui est une façon, comme une autre, de se venger d'un maître stupide. ”
Source : Gallica

C. Mathieu,  Culture du caoutchouc de Para (1909)

“ Quand vous commencez vos saignées, vous ne pouvez pas dire combien vous en tirerez de caoutchouc; et quand vos saignées sont finies, vous ne pouvez pas dire s'il reste encore dans les arbres peu ou beaucoup de latex. La pluie, la sécheresse, l'heure de la journée et par-dessus tout, la méthode de saignage peut influer, du simple au quintuple, sur le rendement d'une plantation à une autre. Il est donc impossible de fixer un chiffre invariable de rendement de l'Hevea, à moins de connaître soi-même les arbres auxquels on a affaire ”
Source : Gallica

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