Barchou-Penhoën, Revue des Deux Mondes
“ Ma conscience immédiate, mes propres perceptions ne sortent pas du cercle de ma personnalité. Elles ne peuvent aller au-delà des modifications qui se passent en moi. Ce que je sais immédiatement, c’est toujours moi, ce n’est jamais que moi ; ce que je sais au-delà, je ne puis le savoir que par induction. Je l’apprends de la même façon que j’ai appris l’existence des forces primitives de la nature auxquelles n’atteignaient nullement mes propres perceptions. Moi, ce que je nomme moi, ce qui est ma personne, je ne suis point la force même qui constitue l’homme : je n’en suis qu’une manifestation. ”
