Résumé

Ko-Noi Au Laos , étude par Ko-Noi (1906)

On assure que M. Mahé serait le premier à regretter d'avoir introduit cette administration de bandits au Laos. Je le souhaite pour lui.
En tous cas, la population si calme du Laos s'émeut ; les habitants, s'espionnent, se mouchardent, se mutinent. Jolies moeurs apportées par la Douane, et par elle encouragées à coups de piastres.
Qu'un mauvais coup arrive à l'un de ses agents, que voulez-vous qu'on dise, qu'on fasse. C'est la conclusion malheureuse à laquelle on arrive forcément, quand on sait toutes les ignominies commises impunément par le personnel douanier.
Source : Gallica

Ko-Noi Au Laos , étude par Ko-Noi (1906)

Encore une fois, nous n'avons pas l'intention de reprocher au Résident supérieur de n'avoir rien fait depuis qu'il est au Laos. Nous connaissons trop le pays et ses habitants pour savoir qu'on n'en peut pas réformer grand chose, en trois ou quatre ans, même avec un peu d'esprit de suite.
Tout au plus, pourrions-nous regretter qu'il n'y ait rien d'amorcé, rien d'étudié, et que la seule innovation apportée au Laos soit l'introduction de la douane et de son personnel.
Mais le bruit fait par M. Mahé a égaré les oreilles de tous ceux qui vivent au Laos.
Source : Gallica

Ko-Noi Au Laos , étude par Ko-Noi (1906)

A nous, ils n'obéiraient pas, ils opposeraient la force d'inertie que l'on constate dans tout le Laos, sans pouvoir y remédier ; ce serait l'anarchie comme dans les autres provinces.
Certes, il y a beaucoup à faire, et beaucoup de choses intéressantes dans le Luang-Prabang, ne serait-ce que l'émancipation des Khas, qui demeurent exploités par le Laotien comme des bêtes de somme. C'est une race de travailleurs doux, intelligents et, chose rare, capables de reconnaissance. Ils sont, dans le Luang-Prabang, plus nombreux que les Laotiens.
Source : Gallica

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