Jean Hess,
L'affaire Iukanthor : les dessous d'un protectorat
(1900)
“ Les bonzes du Cambodge non seulement le respectent comme prince aîné, comme héritier de la couronne, mais ils le vénèrent aussi comme le plus illustre et comme le plus saint d'entre eux. De ce que son coeur est plein des traditions qui, en Asie, — nos esprits anarchiques d'Europe l'oublient trop, — composent en quelque sorte le fonds des mentalités, son père le roi Norodom est charmé, et l'aime. Voilà ce qui est bien asiatique et bien khmer dans l'âme du roi, dans l'âme du prince ; nos gouvernants l'ignorent, car s'ils le savaient leur politique cambodgienne serait plus habile et plus juste. ”
