Résumé

Henri de Monpezat Dix années de délégation au Conseil supérieur des colonies… (1905)

On s'est toujours plu, Messieurs, à vous représenter le Siam comme une nation luttant pour l'indé pendance et l'intégralité de son territoire, ce qui est infiniment respectable ; mais il faut bien le dire, ce que nous n'avons pas toujours respecté en ce qui concerne par exemple l'empire d'Annam et le royaume de Cambodge infiniment plus dignes cependant de votre intérêt que le Siam,
Les Siamois ne sont pas en effet une nation. Ceux qui se sont adressés à votre sentimentalisme ont surpris votre bonne foi et je veux bien croire qu'ils ont agi par ignorance.
Source : Gallica

Henri de Monpezat Dix années de délégation au Conseil supérieur des colonies… (1905)

Mais je ne me dissimule pas que je lutte contre une erreur qui est celle de la majorité du Parlement. La tache est dure et comment me flatterai je de remporter une victoire complète ? Aregret je tente de faire la part du feu.
Que désirent surtout les colonies, je parle du moins de celle que je représente en France ? Ce n'est pas le droit de voter la paix ou la guerre ou le budget, ou la législation métropolitaine, c'est le droit de donner leur avis sur toutes les questions qui les intéressent et ce droit est indéniable.
Source : Gallica

Henri de Monpezat Dix années de délégation au Conseil supérieur des colonies… (1905)

Il est agréable, néanmoins, de constater que nos industriels et nos commerçants de Hanoi et de l'Annam-Tonkin, ont su lutter victorieusement contre la concurrence chinoise, et cela, sans aucune protection réelle, qu'on était cependant en droit d'attendre. S'il est vrai qu'à Saigon les Chinois ont une part trop considérable du négoce et de l'industrie, qu'ils exercent même en fait, et non sans danger, certains monopoles ruinant systématiquement, par la force de leur association, tout essai de concurrence française, la situation est bien différente à Hanoi.
Source : Gallica

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