Henri de Monpezat Dix années de délégation au Conseil supérieur des colonies… (1905)

On s'est toujours plu, Messieurs, à vous représenter le Siam comme une nation luttant pour l'indé pendance et l'intégralité de son territoire, ce qui est infiniment respectable ; mais il faut bien le dire, ce que nous n'avons pas toujours respecté en ce qui concerne par exemple l'empire d'Annam et le royaume de Cambodge infiniment plus dignes cependant de votre intérêt que le Siam,
Les Siamois ne sont pas en effet une nation. Ceux qui se sont adressés à votre sentimentalisme ont surpris votre bonne foi et je veux bien croire qu'ils ont agi par ignorance.
Source : Gallica

Henri de Monpezat Ce que je pense du projet de décret présenté par M. Léon Perrier… (1928)

Cela compte peu dans la vie d'un peuple. Mais il faut au moins que le colon puisse vendre librement sa terre à ses compatriotes et qu'il n'en soit pas empêché par la fameuse limitation à 15000 hectares, dont la puissance nocive apparaît à chaque pas. On veut écoeurer les sociétés concessionnaires en imaginant pour elles une législation arbitraire, inconnue en France comme dans les autres colonies, et même en extorquant à ces sociétés rengagement inouï qu'elles se soumettront à des lois qui n'ont pas encore vu le jour.
Source : Gallica

Henri de Monpezat Ce que je pense du projet de décret présenté par M. Léon Perrier… (1928)

Ces facilités extraordinaires accordées aux indigènes sont d'autant plus dangereuses que la colonisation française est entravée par les liens multiples d'un formalisme extravagant et que vraiment elle ne peut lutter contre une concurrence aussi favorisée. Certes, il est déjà bien tard pour assurer à la colonisation française une importance numérique indispensable au maintien durable de notre domination. Tout devrait être fait pour réparer les fautes, passées, le temps perdu. Or on veut faire en haut lieu, le décret le prouve, exactement le contraire.
Source : Gallica

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