Résumé

Henri de Monpezat Ce que je pense du projet de décret présenté par M. Léon Perrier… (1928)

Ces facilités extraordinaires accordées aux indigènes sont d'autant plus dangereuses que la colonisation française est entravée par les liens multiples d'un formalisme extravagant et que vraiment elle ne peut lutter contre une concurrence aussi favorisée. Certes, il est déjà bien tard pour assurer à la colonisation française une importance numérique indispensable au maintien durable de notre domination. Tout devrait être fait pour réparer les fautes, passées, le temps perdu. Or on veut faire en haut lieu, le décret le prouve, exactement le contraire.
Source : Gallica

Henri de Monpezat Ce que je pense du projet de décret présenté par M. Léon Perrier… (1928)

Le décret parle en effet des sanctions pour infraction à ces dispositions spéciales ou à la législation en vigueur pour la protection de la main d'oeuvre indigène.
Pour comble les clauses pénales vont jusqu'à la déchéance ! Tel est le respect des droits acquis. Vit-on jamais volonté de brimade s'affirmer plus cyniquement ? Cette brutalité légale est-elle indispensable comme ne manqueront pas de le dire les calomniateurs de nos colons? Alors, il fallait être logique. La sanction féroce ne devait pas être édictée uniquement pour les concessions provisoires.
Source : Gallica

Henri de Monpezat Ce que je pense du projet de décret présenté par M. Léon Perrier… (1928)

Je ne demanderai donc pas s'il est digne d'une démocratie d'exiger que pour avoir le droit d'acquérir une terre qui n'appartient à personne, qui ne sert à rien, de lui consacrer son intelligence et son labeur, il soit indispensable de prouver qu'on appartient à la classe des gens qui possèdent déjà une fortune assez élevée. Une telle exigence de la part du législateur, pourrait être justifiée, s'il n'y avait pas d'autres garanties contre la spéculation et contre une spéculation à caractère dangereux.
Source : Gallica

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