Charles Bigot, Les classes dirigeantes (1881)
“ Le journalisme, français a deux défauts bien autrement graves, bien autrement redoutables pour le pays que cette vénalité, cette mauvaise foi, cette violence que lui reprochent les esprits bourgeois : la presse française est frivole, la presse française est ignorante. C'est par son ignorance, par sa frivolité, qu'elle constitue très-souvent un vrai danger social. L'ignorance d'une partie considérable des journalistes français est quelque chose de prodigieux. Il n'est pas de titre dont un homme, ayant quelque respect de lui-même, doive être moins fier que de celui d'homme de lettres. ”
