Gustave Loüis

Résumé

Gustave Loüis Gog et Magog (1873)

L'obéissance leur est due, elles ne la doivent pas ; elles sont faites pour marcher non à la suite, mais à la tête des nations. Sans elles ni sécurité, ni progrès, ni grandeur; la prospérité a des pieds d'argile; les succès passent comme l'ombre; le progrès est un piège, la richesse l'oeuf de la misère, et « le maximum d'intensité de la vie » un galvanisme de décadence qui couvre la voracité de l'abîme. L'économie politique l'apprend en leçons aussi terribles que hideuses, toujours sur le point de se renouveler.
Source : Gallica

Gustave Loüis Gog et Magog (1873)

Les Anglais ont eu ce bonheur d'être guidés par une noblesse qui lutta pour la liberté. L'ayant conquise à l'aide du peuple, cette liberté, elle laissa le peuple en prendre sa part. Par la raison qu'elle n'était point odieuse à la nation, cette aristocratie ne lui donna pas sujet de s'enfoncer dans l'égalité. L'Angleterre en prit ce qu'il faut pour être libre et ne point nuire à la liberté : tout Anglais est autant devant la loi anglaise que tout autre Anglais. Mais, non seulement les moeurs ne sont point contraires aux supériorités, elles les favorisent.
Source : Gallica

Gustave Loüis Gog et Magog (1873)

Ce n'est pas qu'elle soit tourmentée par des doutes sur le succès de son oeuvre; ses moyens de l'obtenir sont de toute simplicité, comme tous les moyens à l'usage du génie. La société se corrompt, le monde dépérit de vieillesse, les vices grandissent, la vertu se décourage. Quel remède ? En apparence, il n'y en a point ; jamais les civilisés n'en trouveraient. Mais les fous sérieux en ont les mains pleines. Il leur suffira de décréter que la société se purifie, que le monde rajeunisse, que tout vice soit vertu ; et la société sera purifiée, le monde rajeuni, il n'y aura plus de vices.
Source : Gallica

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