Résumé

Portrait de Paul Tannery Paul Tannery Le nombre nuptial dans Platon

Dire qu’il y a une grande année, c’est simplement poser en principe que la durée de chaque révolution planétaire est commensurable avec le jour sidéral ; or, au temps de Platon, l’astronomie était assez avancée pour que l’on sût avec certitude que la mesure de ces durées n’était pas, en tout cas, un nombre entier de jours ; il en résultait forcément que le nombre de la grande année devait contenir beaucoup de facteurs premiers différents et dépasser d’ailleurs comme valeur les nombres facilement concevables pour les anciens (πολλὰς περιόδων μυριάδας, Platon, I, 584, 15-16, in Politico) .
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Portrait de Paul Tannery Paul Tannery Le nombre nuptial dans Platon

L’ensemble de ce nombre géométrique, continue Socrate, est le maître de la fortune et de l’infortune des naissances ; lors donc que, dans leur ignorance, vos Gardiens uniront en temps inopportun les épouses aux époux, il naîtra des enfants qui ne seront ni bien doués, ni d’un naturel heureux ; ils en choisiront bien les meilleurs pour leur succéder, mais ceux-là même n’en seront pas vraiment dignes. Gardiens à leur tour, ils commenceront par nous négliger ; ils n’estimeront plus à leur juste valeur, ni en premier lieu la musique, ni à son tour la gymnastique
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Les nouveaux chefs qui en sortiront, désormais tout à fait au-dessous du rôle des Gardiens, ne sauront plus discerner exactement les races d’Hésiode, les vôtres aussi, ces races d’or, d’argent, d’airain et de fer. Dès que le fer sera mêlé à l’argent, l’or à l’airain, voilà l’inégalité, la disproportion, le défaut d’harmonie qui, partout où on les rencontre, engendrent la guerre et la haine.
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