Paul Tannery,
Le nombre nuptial dans Platon
“ Dire qu’il y a une grande année, c’est simplement poser en principe que la durée de chaque révolution planétaire est commensurable avec le jour sidéral ; or, au temps de Platon, l’astronomie était assez avancée pour que l’on sût avec certitude que la mesure de ces durées n’était pas, en tout cas, un nombre entier de jours ; il en résultait forcément que le nombre de la grande année devait contenir beaucoup de facteurs premiers différents et dépasser d’ailleurs comme valeur les nombres facilement concevables pour les anciens (πολλὰς περιόδων μυριάδας, Platon, I, 584, 15-16, in Politico) . ”
