Léon Brunschvicg, Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées
“ L’âme est au corps ce que le son de la lyre est à la lyre ; elle est une harmonie qui dure tant que le pouvoir du nombre maintient dans la juste mesure les qualités opposées — chaud et froid, sec et humide — comme il unit l’aigu et le grave dans l’accord musical. Au concert des sphères célestes correspond ici-bas la vertu curative de la musique, dont les Pythagoriciens utilisent le bienfait non sans y introduire une arrière-pensée d’incantation mystique. La diversité de ces aspects du pythagorisme pose dans l’histoire un problème auquel l’histoire va répondre. ”
