Résumé

Léon Brunschvicg Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées

L’âme est au corps ce que le son de la lyre est à la lyre ; elle est une harmonie qui dure tant que le pouvoir du nombre maintient dans la juste mesure les qualités opposées — chaud et froid, sec et humide — comme il unit l’aigu et le grave dans l’accord musical. Au concert des sphères célestes correspond ici-bas la vertu curative de la musique, dont les Pythagoriciens utilisent le bienfait non sans y introduire une arrière-pensée d’incantation mystique.
La diversité de ces aspects du pythagorisme pose dans l’histoire un problème auquel l’histoire va répondre.
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Léon Brunschvicg Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées

Si le nombre est à la fois ce qui charme nos yeux et ce qui charme nos oreilles, de telle sorte que les intervalles des astres dans le ciel s’apparentent aux intervalles des sons dans l’octave, comment les laisserait-il sans lien les uns avec les autres ? Les dévots de Pythagore n’auront aucune hésitation pour se persuader qu’il y a une harmonie céleste, un concert enchanté, que la faiblesse ordinaire de l’homme ne leur permet pas de percevoir, que le divin Maître a eu le privilège de goûter.
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Léon Brunschvicg Le rôle du pythagorisme dans l'évolution des idées

Le néo-pythagorisme n’a pas dérogé à la règle, s’ingéniant sans trêve, comme dit précisément M. Carcopino, à « faire jaillir des étincelles de sublime vérité du frottement enfantin des sons et des mots ».
Une seule chose demeure acquise ; la victoire complète des acousmatiques sur les mathématiciens, victoire telle que les acousmatiques, pour avoir conservé pieusement, pour avoir amplifié follement la foi dans les propriétés occultes du nombre, se feront appeler mathématiciens
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