Paul Tannery,
Pour l’histoire de la science hellène
“ Si l’on résume les arguments de Zenon, on voit donc qu’ils se réduisent en fait à établir par l’absurde : qu’un corps n’est pas une somme de points; que le temps n’est pas une somme d’instants; que le mouvement n’est pas une somme de simples passages de point à point. Il est clair qu’il n’y a nullement là une thèse idéaliste. De même que Parménide, Zenon part toujours du point de vue concret; il ne conçoit l’être que comme corporel et étendu; Mélissos, au contraire, niera que l’être doive être conçu comme corps. Pour passer de l’un à l’autre, il y a un abîme à franchir. ”

