Résumé

Le livre des dames, dédié au beau sexe et à ses admirateurs… (1845)

Il faut que son cœur, dilaté par l'amour, par les saints devoirs de la famille , exhale autour de lui tout ce qu'il renferme de divins parfums, tout ce qu'il contient de sympathiques effusions. Il y a dans la science humaine bien des problèmes qu'on n'a pas encore résolus, et dans le cœur bien des souffrances mystérieuses, bien des endroits saignants et blessés : c'est à la lueur du foyer domestique, au milieu des chastes influences de la famille, qu'on peut espérer de découvrir une solution pour les uns, un baume rafraîchissant pour les autres.
Source : Gallica

Le livre des dames, dédié au beau sexe et à ses admirateurs… (1845)

Souvent le même homme était poète et guerrier; tour-à-tour il chantait sur sa lyre, et combattait avec sa lance pour la beauté qu'il adorait. Les Germains, en conquérant l'Europe, avaient bien amené leurs bardes ; mais ces premiers chantres étaient aux troubadours, qui les remplacèrent, ce que ces premières idées chevaleresques du Nord furent à la véritable chevalerie.
S'enivrant, en quelque sorte, elles-mêmes, de l'enthousiasme qu'elles avaient répandu dans tous les esprits, les femmes finirent par s'associer aux travaux, aux périls qu'elles faisaient braver pour elles à tant de chevaliers.
Source : Gallica

Le livre des dames, dédié au beau sexe et à ses admirateurs… (1845)

Alors la fidélité se mêlait au courage, l'amour était inséparable de l'honneur. Les femmes, fières de leur empire, et le tenant des mains de la vertu, s'honoraient des grandes actions de leurs amants, et partageaient les passions nobles qu'elles inspiraient. Un choix honteux les eût flétries. Le sentiment ne se présentait qu'avec la gloire, et partout les mœurs respiraient je ne sais quoi de ner, d'héroïque et de tendre. Jamais peut-être la beauté n'exerça un empire si puissant et si doux.
Source : Gallica

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