Résumé

George Henry Lewes Spiritualisme et matérialisme

Il est temps que le spiritualisme abandonne ses prétentions exclusives aux aspirations sublimes et aux buts idéaux, qu’il cesse de prétendre que toute autre hypothèse que la sienne est fausse, parce qu’elle est désolante. La menace que l’on nous fait, c’est que si nous n’acceptons pas l’hypothèse du spiritualisme, on croira que nous rejetons la conscience, la justice, l’amour de l’humanité, que nous rabaissons l’homme au rang de la brute, que nous bannissons du monde la poésie et la moralité.
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George Henry Lewes Spiritualisme et matérialisme

Au point de vue psychologique, c’est une erreur de considérer l’esprit comme une fonction simple : c’est l’expression abstraite de plusieurs fonctions complexes ; au point de vue physiologique, c’est une erreur de regarder le cerveau comme l’organe de cette abstraction : ce n’est qu’un des organes d’un groupe complexe d’organes, dont l’action synthétique est indispensable. Chaque organe des sens a sa fonction particulière, mais il n’y a pas un organe de la sensation ; car la sensation n’est que l’expression abstraite de toutes les sensations concrètes.
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George Henry Lewes Spiritualisme et matérialisme

L’unité est dans l’organisme entier. Ce n’est pas le cerveau qui pense et qui sent : c’est l’homme. Si l’on peut, dans un sens très-large, appeler l’esprit une fonction de l’organisme, comme la vie peut être appelée une fonction de l’organisme ; ou si l’on peut, dans un sens plus restreint et analytique, appeler l’esprit une fonction du système nerveux, et en poursuivant l’artifice, une fonction du cerveau, il n’y aura aucun danger à cela tant que l’on reconnaîtra que c’est par un artifice.
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