Résumé

Gaëtan-Pierre Stanski Nouvelles études sur la spontanéité de la matière… (1873)

On admet une force créatrice et préexistante à la matière. Or, quelque incalculable que l'on veuille supposer le nombre des années et même des siècles, qui se sont écoulés depuis la création de la matière, toujours est-il que cette force créatrice hypothétique a dû exister pendant des siècles plus innombrables encore, avant la création. Et alors comment concevoir une force sans cause, une force sans un substratum et surtout une force omnipotente qui a pu rester, depuis l'éternité jusqu'à la création du monde, sans manifester son activité ?
Source : Gallica

Gaëtan-Pierre Stanski Nouvelles études sur la spontanéité de la matière… (1873)

A présent, cherchez donc à convaincre un positiviste dont les opinions, qu'il croit inébranlables, n'ont pour base que de si futiles arguments !
Ce n'est pas la place et nous n'avons pas l'intention non plus de nous expliquer ici sur la valeur de la philosophie positive ; mais quel que soit son mérite, nous sommes loin de vouloir l'accuser des erreurs propres à notre contradicteur ; puisqu'il nous arrive d'entendre quelquefois, avec des principes et axiomes le plus incontestables, comme sont ceux de la logique et de la mathématique, raisonner et calculer d'une manière vicieuse.
Source : Gallica

Gaëtan-Pierre Stanski Nouvelles études sur la spontanéité de la matière… (1873)

Nous ne savons même pas si la matière dans sa nature est unique, ou bien si tous les éléments, que la chimie nous présente comme corps simples, constituent originairement, si nous pouvons parler ainsi, l'essence de la matière. Mais nous constatons d'une manière irrécusable l'existence de quelque chose qui pèse, qui résiste, qui nous éclaire, qui se meut, etc., et que, si ce quelque chose est déplacé, la manifestation du poids, de la résistance, de la lumière, du mouvement, etc., disparaît complétement aussi.
Source : Gallica

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