Résumé

Fernand Papillon L’Anatomie générale et les travaux de M. Charles Robin

Voilà pour M. Robin et la majorité des biologistes la constitution générale de la biologie ; mais ce système est plutôt un plan et une méthode qu’une doctrine. Nous n’y apprenons ni ce qu’est en soi la vie, ni comment il faut concevoir la succession régulière et l’enchaînement harmonieux des phénomènes, l’appropriation des organes à l’accomplissement d’actions déterminées, la permanence des types, bref, tous les caractères éclatans et singuliers qui donnent aux êtres organisés une physionomie si distincte.
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Fernand Papillon L’Anatomie générale et les travaux de M. Charles Robin

Tandis que les sécrétions et surtout les excrétions sont des liquides dénués de vie et sont fabriquées par les glandes et les parenchymes aux dépens du sang, le sang se fabrique pour ainsi dire lui-même avec les matériaux qu’il reçoit tant par la voie du poumon que par celle du canal digestif tout entier. Le sang est un laboratoire où les métamorphoses les plus variées et les plus insaisissables s’accomplissent dans des momens très petits, si petits qu’il est impossible à l’œil du biologiste d’en surprendre toutes les phases et d’en suivre la succession précipitée.
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Fernand Papillon L’Anatomie générale et les travaux de M. Charles Robin

L’ancienne physiologie et l’ancienne médecine ont préconisé tour à tour le solidisme et l’humorisme, c’est-à-dire la prépondérance exclusive soit des solides, soit des liquides dans l’accomplissement des phénomènes vitaux. Ces systèmes ne sont confirmés ni l’un ni l’autre par les faits. Les tissus et les humeurs jouent des rôles également actifs et importans dans l’organisme, et la maladie a pour origine les altérations qui surviennent dans celles-ci aussi bien que les perturbations de ceux-là.
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