Abel Bouchard

Résumé

Abel Bouchard Du tissu connectif (1866)

Sans aucun doute, le tissu connectif constitue une masse de remplissage entre les organes et les parties d'organes du corps humain ; mais cet élément interposé n'est pas indifférent, amorphe, il a son autonomie, sa vie propre. Il sert d'organe de soutien
aux nerfs et aux vaisseaux, aux cellules épithéliales glandulaires etc., mais il vit lui-même, et quand ces parties organiques qu'il protégeait viendront par une cause quelconque à être divisées, à disparaître, c'est lui qui envahira la place qu'ils occupaient.
Source : Gallica

Abel Bouchard Du tissu connectif (1866)

Nous y rencontrons toujours des substances protéiques plus ou moins
modifiées; mais tantôt c'est une matière albuminoïde à moitié fluide, de la mucine, dans les formes embryonnaires de la substance connective (tissu muqueux ou gélatineux) ; tantôt au contraire de la gélatine sous ses deux formes, la chondrine dans le tissu de cartilage, la glutine dans le tissu osseux.
Quant au tissu connectif proprement dit, sa substance fondamentale fournit toujours de la gélatine.
Source : Gallica

Abel Bouchard Du tissu connectif (1866)

Chez l'homme on ne le trouve, normalement, que dans les tissus embryonnaires, tels que le tissu conjonctif gelatineux de l'embryon, ou dans des organes transitoires, comme le cordon ombilical, où il forme la gelée de Warthon, ou bien enfin dans des organes qui, comme le corps vitré, persistent dans l'organisme à l'état embryonnaire.
La substance fondamentale est transparente, surtout dans le corps vitré, homogène, toujours très-molle, quoique d'une consistance variable; jamais elle ne donne de gélatine par la coction, mais de la mucine.
Source : Gallica

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