Louis Dubreuil-Chambardel

Élements biographiques

Louis Dubreuil-Chambardel Les médecins dans l'Ouest de la France aux XIe et XIIe siècles… (1914)

Les maîtres qui enseignèrent la médecine aux xe et XIe siècles, n'étaient donc ni des spécialistes dans cette science, ni, pour la plupart, des professionnels.
Gerbert à Reims, Fulbert à Chartres, Bérenger à Tours, Lanfranc au Bec, Baudry à Bourgueil, Marbode à Angers, Jean à Fécamp, Gillebert Maminot à Lisieux et bien d'autres auprès desquels s'instruisaient des praticiens capables, appartenaient à cette catégorie de professeurs, d'un esprit ouvert à toutes les manifestations de la pensée et enseignant à leurs disciples, la somme des connaissances humaines.
Source : Gallica

Louis Dubreuil-Chambardel Les médecins dans l'Ouest de la France aux XIe et XIIe siècles… (1914)

Nulle part, le médecin, dans les maisons bénédictines, ne fut assimilé aux officiers claustraux; tels le prieur, l'infirmier, l'aumônier, le cellerier, l'hôtelier, le chantre, le bibliothécaire, etc. ; il est en dehors de la hiérarchie du couvent. Le titre de médecin n'a donc rien d'officiel ; il ne donne à celui qui le porte ni autorité réelle, ni pouvoir disciplinaire et ne lui procure ni faveur, ni honneur, ni privilèges. C'est un simple titre donné aux moines qui avaient, par leurs études spéciales, montré des capacités sérieuses et manifesté des goûts réels pour cette science de la santé.
Source : Gallica

Louis Dubreuil-Chambardel Les médecins dans l'Ouest de la France aux XIe et XIIe siècles… (1914)

La Médecine à Chartres au XIIe siècle
Après la mort du grand évêque, suivie de près par celle d'Hildegaire, l'enseignement de la médecine fut négligé dans l'école chartraine au milieu des graves discussions théologiques et philosophiques qui l'agitèrent pendant longtemps. Il faut passer tout le XIe siècle et arriver au seuil du XIIe pour constater un réveil de cet enseignement sous l'épiscopat de l'évêque Ives (1) .
Né près de Beauvais, d'une famille noble, instruit des arts libéraux à Paris, où il connut Roscelin, Ives alla se perfectionner à l'abbaye du Bec que dirigeait alors Lanfranc.
Source : Gallica

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