Léon Tolstoï,
La Fin de notre ère
“ Pour se délivrer de ces maux toujours croissants, des guerres, de la famine dont ils souffrent et dont on ne voit pas la fin, les Russes — leur immense majorité : tous les paysans — ne doivent entreprendre rien de particulier, mais tout simplement sortir par la porte ouverte de la cage, c’est-à-dire cesser de penser d’une Russie quelconque, qui n’existe qu’en imagination, de sa grandeur, de son unité. Ils doivent, tirant leur nourriture de la terre, vivre d’une vie naturelle, bonne, raisonnable, établie par Dieu, et n’obéir qu’à leur conscience. ”
