Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1865

Les dernières nouvelles des États-Unis sont une véritable consolation donnée à l’humanité. Nous disions, au moment même où la guerre civile allait se terminer, que le gouvernement de l’Union étonnerait le monde par la générosité de sa clémence envers les vaincus ; nous avons eu le bonheur de ne point nous tromper. Le président Johnson et ses ministres déploient dans l’œuvre de la reconstruction de l’Union une application d’esprit et de cœur, un dévouement, une intelligence, une droiture, qui réjouissent tout ce qu’il y a d’hommes de bonne volonté dans le monde.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1865

Il a encore le charme, la candeur, la piété du moyen âge ; il a déjà le relief et la variété d’expression qui seront les caractères de la renaissance. À côté de l’idéal convenu et monotone apparaît chez lui l’étude de la nature ; l’art se dégage, la vie rayonne, et l’Italie, qui va bientôt inaugurer avec tant de vigueur et d’éclat cette adolescence de l’esprit humain, en salue les symptômes chez le peintre de la Touraine.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 30 septembre 1865

Dans cette œuvre, il ne veut rien livrer à l’hypothèse, à la chimère, à l’entraînement. Il ne veut pas que les États-Unis aillent d’un extrême à l’autre, que, par réaction contre un système fédéral qui a failli briser l’unité nationale, ils se jettent dans un système de centralisation où se perdrait la liberté. Il s’en tient à la constitution, et, chose remarquable, cette invocation de la constitution pure et simple est la meilleure garantie de la réconciliation des deux fractions de la nation récemment divisées.
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