Résumé

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Réponse au discours académique du R. P. Lacordaire (1861)

Plus d'une fois dans le silence du cloître ou sous les murs de Rome, alors que les foudres du Vatican grondaient déjà sur sa tête, le R. P. Lacordaire a dû jeter un douloureux regard vers son passé déjà si brillant à son aurore ; il a dû gémir au fond de son coeur de la cruelle et déplorable alternative dans laquelle le plaçaient les doctrines du Saint-Siége et se prendre à pleurer sur son ancienne indépendance, tant il est vrai, hélas ! que pour symboliser la liberté, même à l'Académie, c'est encore dans les rangs de la démocratie qu'il faut rester et non dans ceux de l'Église.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Réponse au discours académique du R. P. Lacordaire (1861)

Non, le prêtre sera toujours prêtre, car mieux que personne il sait qu'on ne peut servir deux maîtres à la fois, l'Eglise et la Révolution.
Ah ! si l'Eglise moderne, fidèle au principe démocratique qui fit l'orgueil du christianisme à son origine, était encore animée de ce souffle divin, la position du R. P. Lacordaire n'aurait rien d'anormal aujourd'hui, et les lettres, la liberté et la religion, réunies dans son auguste personne, viendraient prêter leur triple concours à sa mâle éloquence pour servir dignement la cause populaire.
Source : Gallica

Portrait de Henri-Dominique Lacordaire Henri-Dominique Lacordaire Réponse au discours académique du R. P. Lacordaire (1861)

Oui sans doute, le fondateur du christianisme accepta la liberté, il fit plus, il l'intronisa parmi les hommes, et l'on peut dire hardiment que, sans les désordres et la cupidité séculaire de la cour de Rome, la religion eût été le plus puissant auxiliaire de la liberté et de la civilisation. Mais en vérité, en a-t-il été ainsi ; et que se passe-til donc à Rome en ce moment ; est-ce bien la liberté des peuples que le clergé réclame? Assurément non. Personne au monde n'ignore que le plus grand ennemi de la révolution de 89, et par conséquent de la liberté , c'est l'Eglise.
Source : Gallica

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