Résumé

Portrait de Frédéric Fuzet Frédéric Fuzet De l'attitude politique du clergé en face de la démocratie (1881)

C'est un fait éclatant comme le jour, que le pays veut la République, qu'il tient de coeur et d'âme aux institutions qu'il s'est données, et qu'il est plus épris que jamais des principes qui ont présidé, depuis 89, à notre reconstitution politique et sociale. Le parti catholique se fait une singulière illusion, s'il croit que les destinées de la démocratie contemporaine sont attachées à tels ou tels hommes, à tels ou tels ministres, que la disparition des uns ou le renversement des autres lui donnera le pouvoir. Derrière les chefs, il y a tout un peuple.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Fuzet Frédéric Fuzet De l'attitude politique du clergé en face de la démocratie (1881)

Quoi! le clergé, qui est sorti du peuple, qui est peuple, serait étranger au milieu du peuple! Quoi! le clergé, qui a été pendant des siècles l'oracle de la France, ne trouverait plus un écho quand il parlerait à la France ! Ce malheur n'arrivera pas. Le clergé ne voudra pas rompre avec la nation, se frapper lui-même d'ostracisme, d'autant que le caractère de prêtre catholique oblige tous ceux qui en sont revêtus de sortir de l'arène tumultueuse des combats de la politique militante, et de regagner les hauteurs sereines où les appelle leur ministère sacré.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Fuzet Frédéric Fuzet De l'attitude politique du clergé en face de la démocratie (1881)

Est-ce que le sang de Jésus-Christ n'a pas coulé pour toutes les âmes ? Est-ce que la croix n'étend pas ses bras d'un bout à l'autre du monde ? Est-ce que l'évangile ne doit pas être prêchée à toute créature ? Mais s'il s'attache à une caste, le clergé arrête les flots du sang rédempteur, raccourcit les bras de la croix, et enchaîne la parole divine.
Source : Gallica

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