Résumé

La république et la religion (1848)

Vous savez que, malgré mon indignité, je suis, comme prêtre, le représentant de Dieu parmi les hommes. Il me semble donc voir, à cette heure, le ciel s'ouvrir sur nos têtes, et, du haut de son trône éternel, Dieu piauler par mes mains, Dieu bénir par ma bouche, l'arbre de la liberté. » (Vive M. le curé ! vive la religion!)
«Frères, ce que Dieu a planté, les hommes ne peuvent l'abattre; ce que Dieu a béni, les hommes ne doivent jamais le profaner.» (Acclamations.)
Puis il donna solennellement la bénédiction au peuple.
Source : Gallica

La république et la religion (1848)

Le 17 mars fut un jour de triomphe pour nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité. Les cris de Vive, la république ! mêlés à ceux de Vive la religion! retentirent dans les rues de Paris, le long des quais et des boulevards, à la place de la Bastille et à la place Vendôme, et jusque dans le quartier latin. Deux cent mille hommes s'étalent réunis pour montrer, par une manifestation pacifique, leur force, leur amour de l'ordre, et leur respect pour tout ce qui est juste et saint.
Source : Gallica

La république et la religion (1848)

Les ouvriers les prirent dans leurs rangs comme des frères bienvenus. Mille voix répétèrent les cris de Vive le clergé ! vive le culte : vive la religion ! vivent les prêtres! vive l'Archevêque! vive Pie IX! Les séminaristes tenaient le chapeau levé, et criaient : Vive la république ! vive le peuple ! vivent les braves Parisiens! vivent l'égalité et la fraternité! vive Pie IX! On se mit en marche : il était beau de voir la soutane à côté de la blouse ! le prêtre était bien à sa place au milieu du peuple.
Source : Gallica

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