Résumé

A M. Gambetta, un mot sur le peuple (1870)

La possession de la vérité, voilà la félicité de l'intelligence, le parfait exercice de son activité.
Et il ne faut pas croire que cette joie de la vérité conquise et possédée, soit le partage de l'aristocratie intellectuelle ; elle est un des besoins les plus impérieux du peuple, et quand encore embarrassé dans les langes de l'ignorance, il n'a pour se guider que les inspirations de ce qu'on appelle le gros bon sens, ne sentez-vous pas dans la manifestation de ce fait intellectuel inculte un éloquent appel à la vérité qu'il cherche.
Source : Gallica

A M. Gambetta, un mot sur le peuple (1870)

Alors, il y aura ces turpitudes dont nos feuilles publiques contiennent la triste complainte : on y voit un père qui, renfermant dans la même insulte et le même mépris, Dieu, le peuple et la nature elle-même, va jeter dans un trou, comme il eût fait d'un chien, le fruit de son sang, refroidi par la mort; on y voit encore un préfet, qui se dit l'ami du peuple, et qui poussant la parade jusqu'aux limites de l'ignoble, va soumettre les fins dernières de l'homme aux lois qui régissent la reproduction des insectes et des légumes !
Source : Gallica

A M. Gambetta, un mot sur le peuple (1870)

L'harmonie de la liberté civile et de la liberté politique donnera au peuple le bienfait de sa vraie puissance s'exerçant sans entraves sous l'égide de l'égalité et de la fraternité.
La fraternité se traduit par le respect de l'égalité et de la liberté d'autrui ; elle naît de l'existence de l'homme au milieu des hommes ; elle s'exerce au bénéfice de ceux qui souffrent parmi nous.
Source : Gallica

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