Résumé

Lettre d'un ouvrier devenu bourgeois… (1850)

L'aristocratie est morte dans notre pays et ceux qui jettent un regard de convoitise sur l'aristocratie anglaise s'abusent étrangement. En Angleterre les seigneurs et les communes se sont alliés contre la royauté qui n'existe plus que de nom, et l'aristocratie est restée debout en face du peuple ; en France la royauté a fait cause commune avec le tiers-état contre l'aristocratie qui a disparu, et la royauté n'a sombré elle-même que pour avoir voulu régenter le tiers-état au lieu d'en rester la plus haute expression et de gouverner en son nom.
Source : Gallica

Lettre d'un ouvrier devenu bourgeois… (1850)

Il forme une immense pépinière d'hommes éclairés et prudents, qui remplissent toutes les avenues de l'intelligence humaine; qui, après avoir peuplé nos écoles publiques, vont se répandre ensuite dans le gouvernement, l'administration, la magistrature, l'armée, la presse, l'industrie, les sciences, les lettres et les arts. En dehors de cette masse compacte, qui est véritablement l'âme de la France, s'agitent les factions qui n'impriment parleurs mouvements fébriles qu'une oscillation insensible à la machine sociale.
Source : Gallica

Lettre d'un ouvrier devenu bourgeois… (1850)

Est-ce vous, Monsieur le président, qui serez l'homme du tiers-état, le Washington de la France ? Vous seul pouvez le dire. Assurez au pays les trois libertés qu'il réclame : la liberté civile, la liberté politique, la liberté religieuse, et la constitution modifiée pourra vous rendre un pouvoir dont vous aurez fait un si glorieux usage ; mais souvenezvous que la nation ne veut, pas de privilèges, et que le jour où vous songerez à recréer une héré-
dite, à reconstituer une noblesse et un clergé sur le terrain de la politique, vous serez perdu.
Source : Gallica

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