Résumé

L'Ultimatum du parti révolutionnaire

Il est visible aujourd'hui qu'ils ne croient pas à la possibilité de détruire ni la noblesse ni l'idée de la noblesse. La noblesse, en effet, n'est point une institution monarchique, elle est une institution humaine. Elle repose sur deux instincts indestructibles. L'un est le désir de perpétuer sa famille, l'autre est le besoin d'augmenter son existence. Sans le désir de s'élever, de s'enrichir, de se perpétuer, la société ne seroit qu'une eau stagnante où croupiraient toutes les facultés de l'esprit et du corps.
Source : Gallica

L'Ultimatum du parti révolutionnaire

Or, il est indubitable que les sentimens qu'a toujours manifesté le duc d'Orléans, que la noblesse de son caractère, que son attachement pour le roi et sa Famille, que sa conduite franche et loyale, sans parler de mille autres considérations, ne permettent pas de soupçonner qu'il puisse jamais avoir la pensée de franchir les degrés nombreux qui l'éloignent du trône. Rien donc de plus vain qu'un projet qui, pour réussir, demanderait non-seulement le consentement du prince, mais une action manifeste de sa part, et de plus le soutien des armes étrangères.
Source : Gallica

L'Ultimatum du parti révolutionnaire

Une noblesse nouvelle est un être de raison. Ces deux idées s'excluent. Mais l'annoblissement est quelque chose, en tant qu'il impose à une famille l'obligation de se perpétuer dans un état honorable. Les prétendus nouveaux nobles de la révolution, sentant bien que s'il n'est au pouvoir de personne de créer une nouvelle noblesse, il est possible de détruire les vrais nobles, se sont attachés au parti révolutionnaire pour en obtenir la proscription de leurs rivaux. Le sentiment de l'illégitimité de leurs titres leur fait redouter le titre de roi légitime.
Source : Gallica

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