Louis-Joseph-Hyacinthe Ponsard

Résumé

Louis-Joseph-Hyacinthe Ponsard Observations à Napoléon sur l'Acte additionnel… (1815)

Toute institution destructive de l'égalité entre les citoyens, c'est le terme d'abolition prononcé par nous.
Entendez-vous , Napoléon ? le sang français est trop pur pour qu'il puisse subir une dépuration ; et tel est le noble orgueil de la nation, qu'elle ne connaît rien de plus grand, rien à accorder au-dessus du titre de Français.
Et croit-on que ce soit sans discernement et sans le sentiment de l'intérêt et de l'ordre social que nous déterminons le choix de nos institutions ?
Source : Gallica

Louis-Joseph-Hyacinthe Ponsard Observations à Napoléon sur l'Acte additionnel… (1815)

On se défie des constitutions faites dans le secret des conseils des puissances; car on sait bien que les constituans les moins propres à consacrer les droits des peuples , sont les rois.
On se défie de constitutions présentées par un pouvoir qui fut isolé des conseils nés de la nation ; d'un pouvoir
qui, de sa seule autorité, laisse un vide effroyable dans l'état, par le renversement de tous les autres pouvoirs constitués, de ces pouvoirs cependant qui, comme le sien, constitués par le peuple , ne pouvaient, comme le sien, cesser d'exister que par la volonté nationale.
Source : Gallica

Louis-Joseph-Hyacinthe Ponsard Observations à Napoléon sur l'Acte additionnel… (1815)

Nous nous consolerons de nos pertes, nous en perdrons le souvenir, si le général de la patrie n'aspire à d'autre puissance qu'à la protection de nos droits, de nos libertés, de notre sainte égalité.
Mais il nous faut cette garantie; nous en sommes amans, nous en sommes jaloux. La France ne sera au comble de la félicité que quand elle reposera sous l'abri des droits, de la liberté , de l'égalité dont elle a fait la conquête.
Source : Gallica

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