Résumé

Considérations adressées au roi sur les causes des événements du 20 mars…

Si, dans une monarchie, le devoir de chaque noble est d'obéir au souverain, la nature du corps de la noblesse est d'être, par sa destination, la force centrale de l'état qui arrête les forces du gouvernement agissant contre l'état, et du peuple agissant contre les forces du gouvernement. Un corps politique, par la seule raison de son existence, a une force qui tend à sa conservation; une armée, au contraire, ne peut jamais avoir d'autre force que dans la soumission de ses chefs
Source : Gallica

Considérations adressées au roi sur les causes des événements du 20 mars…

C'est donc en assurant un sort futur au soldat qu'on cessera d'en faire la matière brute des projets d'ambition de tout audacieux qui voudroit bouleverser le monde et la patrie. Or cette solde de retraite ne peut se recouvrer que dans la classe des citoyens qui seront destinés à être les officiers de l'armée; et c'est par ce moyen que chaque membre de l'armée verra son sort attaché à chaque membre d'un corps qui lui-même dépendra du trône. Il doit y avoir aussi des places dans le civil que les nobles seuls occuperont.
Source : Gallica

Considérations adressées au roi sur les causes des événements du 20 mars…

La féodalité ne doit entrer pour rien dans une monarchie où le souverain qui n'a pas de conquête à conserver cherche plus à régner par l'harmonie du corps social que par le mouvement compliqué et lourd de la féodalité.
Si la noblesse a une tendance par sa nature à se rapprocher plus du trône que du corps du peuple, le monarque, au contraire, a une tendance à se rapprocher plus du peuple : il en est comme de notre planète, où des forces d'action et de réaction, agissant sur elle , entretiennent l'équilibre.
Source : Gallica

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